samedi 28 octobre 2017

Le premier retour

Fin octobre 2017.
Nous retournons à Loches par le même train, avec les mêmes valises et la même excitation, mais avec une différence importante : Nous avons nos clés dans la poche.
La maison nous accueille avec les messages laissés par les précédents visiteurs, et cela va continuer : Pascal va nous rejoindre dans quelques jours.


Les feuilles mortes se ramassent à la pelle(*).

Les couleurs de l'automne s'installent mais le rosier squatteur continue son ascension.


Alors tant que le temps est au beau fixe, on nettoie la terrasse et le jardin des feuilles qui commencent à tomber.

Les souvenirs aussi.

Quand nous avons acheté la maison, les vendeurs nous ont dit : "Il y a un grenier au dessus de la chambre, on n'a pas eu le temps de regarder ce qu'il contient."

Donc l'inventaire continue avec l'espoir de découvrir de nouveaux trésors. Peut-être un Van Gogh ? On n'est pas difficile, un lingot ou même une vieille radio à lampes feront l'affaire.

Bon.
S'il y'a un trésor, il est bien caché derrière une montagne de cartons plus ou moins vides.


Pas de cristal de Baccarat au milieu des chips de polystyrène.
Les cartons vides passent par la trappe d'accès et finiront à la déchetterie, accompagnés par ce rouleau de splendide moquette murale.


Pourtant on tombe bientôt sur des choses qui ne méritent pas de finir à la poubelle (toute ressemblance avec un autre blog n'est pas fortuite).


Un lourd collier d'attelage passe à peine par la trappe. Je vais le donner aux gitans - amis de Jean - s'ils en ont l'utilité. À Loches ou Chédigny il n'est pas rare de croiser une carriole qui cahote sur la route.
Quant au lavabo en tôle émaillée (années 50 ?) il deviendra peut-être une suspente pour pot de fleurs.

Puis on commence à voir apparaître des rouleaux de papier peint (à motif floral, vous aviez deviné). Et si ce genre de décoration ne serait pas notre premier choix, il y un marché important sur ebay.


Bien que Marie-Jo nous ait déjà laissé de nombreux livres et revues anciennes, nous en trouvons encore plus dans ce grenier oublié.

Beaucoup sont des ouvrages religieux des années 70-80, nous verrons s'ils intéressent l'église la plus proche, car s'il y bien un sacrilège, c'est de jeter un livre.

Mais on trouve également des livres qui auront une place de choix dans nos futures bibliothèques (le pluriel sera une nécessité).
On ne va pas publier aujourd'hui l'inventaire qui est en cours (déjà plus de 80 livres et revues), mais voici des exemples de ce qu'on peut découvrir :


Quelques pages d'un journal de 1866.



1818, dédicace à la plume en 1824 (à la fin du règne de Louis XVIII !)



Un des trois guides "Baedeker", ici Paris en 1903, avec toutes ses cartes.



Les deux volumes indispensables quand on a une maison de campagne ? En 1915 sûrement. 




En attendant de tout y apprendre sur la plantation des tomates, Yukié travaille pour sa demande de naturalisation à l'aide de quelques livres qui feraient s'évanouir un élève d'aujourd'hui.

Électricité ? Méfiance de rigueur. 


Enfin le grenier est vide, et comme dit Yukié : La poussière, ça prend de la place. Un coup d'aspirateur ne ferait pas de mal.
Je décide de vider préalablement ce foutu aspirateur sans sac dans le garage(**) histoire de ne pas en mettre partout, je le branche et... je me retrouve dans le noir.

Ça n'a pas disjoncté, j'espère que c'est simplement un fusible. Je le trouve rapidement car la chaudière est également éteinte.

Ceci est la première anomalie, une chaudière doit avoir son propre fusible.

Mais la suite est encore plus révélatrice de l'urgence à inspecter l'installation (avant de tout refaire) :
Les deux cartouches en porcelaine ne sont pas d'un modèle dans lequel on peut changer le fil fusible, pourtant elles ont déjà été "réparées" avec un bout de fil à peine enroulé autour des broches !


Par chance le fil a fondu, mais pas question de reproduire ça. Je le remplace "en urgence" par un disjoncteur, monté la tête en bas car les fils du "tableau" sont trop courts pour les permuter.



Rappel de la loi de Murphy appliquée à l'électricité :
Tout fil de la bonne longueur est trop court.

Bricolages divers.

La chaudière est en route, j'en profite pour tester le chauffage : Je règle la pression, purge chaque radiateur, et naturellement certains restent froids... C'est la panne classique des robinets thermostatiques grippés.


Je réussis à tous les débloquer sans avoir à démonter la partie sous pression.
Vu l'importance des futurs travaux à réaliser, chaque petite réparation est déjà une satisfaction.


Alors sur l'élan je débloque la rallonge de la table du salon, à l'aide encore une fois des outils trouvés sur place (même le savon). On peut voir que le manche de cette râpe tient grâce un collier, preuve encore que son propriétaire tenait à ses outils autant que moi.

Racine vs Racines.

Pendant que Yukié lit les classiques de la littérature Française, je décide de continuer le nettoyage du jardin commencé quelques semaines plus tôt. Si Hervé a coupé quelques arbustes et buissons de l'ancienne jungle, il reste des racines.


Pioche, bêche et bière sont les seuls outils nécessaires à ce travail.


En quelques heures ça commence à faire plus propre, même après y avoir jeté du raisin pour les oiseaux.

Des surprises à la cave.

À propos de raisin, on a profité de la présence de Pascal pour goûter de nouvelles bouteilles piochées au hasard.
Et on tombe sur un très bon Muscat de 2005, il y en a une douzaine de bouteilles.


Pascal a donc été notre premier cobaye à finir son verre avec un sourire au lieu d'une grimace.

Du coup on en a rapporté 6 bouteilles à Paris pour préparer le fameux vin d'orange. Et sur ces 6 seulement 2 étaient bonnes...

On va vite revenir pour vider cette cave avant qu'il n'y ait plus rien de buvable.



(*) Dites, M. Prévert : Vous avez déjà essayé de ramasser des feuilles avec une pelle ?
(**) Dites, M. Dyson, vous avez déjà réussi à vider le bac sans faire voler de la poussière partout ?


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