lundi 25 décembre 2017

Noël 2017

On va passer notre premier Noël à Loches !
Mais on a laissé la maison sans chauffage depuis notre dernière visite.
Mauvaise idée.

L'eau c'est mauvais.

S'il fait juste un peu frais au rez-de-chaussée, la porte d'accès au sous-sol est coincée. Une fois ouverte, le bois de la cage d'escalier apparait couvert d'une fine moisissure.
Plus bas, le ciment des murs et du plafond est perlé de gouttes d'eau alors que le sol est sec.

L'eau provient de la condensation et non d'infiltration, c'est une petite consolation.
Traitement d'urgence : Aérer et allumer le chauffage. Le bois de la porte d'accès à l'atelier - où se trouve la chaudière - a gonflé, j'ai dû la forcer.

Sans outils pour percer un mur et installer une vmc, j'ai remplacé une vitre par de la moustiquaire pour amortir les écarts de température et pour que l'air circule.


Une fois le chauffage en route et les fenêtres entrouvertes pendant la journée, l'humidité a disparu en quelques jours sans laisser de traces. Tout le bois a été traité avec un fongicide.

Le vin c'est pas meilleur.

Ayant déjà trouvé trois bonnes bouteilles de Muscat vendanges tardives, on continue à piocher un peu au hasard dans la cave.

Cette fois-ci pas de bonne surprise.
Quand ça sent le vieux cuir mouillé on ne perd pas de temps à goûter, toutes ces bouteilles finissent dans l'évier.

On va quand même se péter la ruche.

Dans une des salles de bains on avait déjà trouvé quelques guêpes mortes (frelons ?, guêpes asiatiques ?) dans le lavabo surplombé d'une grille d'aération.
Comme il fait également un peu humide dans cette pièce, on va vérifier que l'air circule bien, et en profiter pour installer une ventilation automatique.

Je passe une brosse de ramonage et quelques guêpes momifiées tombent, suivies d'une énorme ruche abandonnée. Après le nettoyage l'air circule bien.


Je dois encore me débrouiller avec les moyens du bord pour installer le ventilateur, la scie sauteuse a été trouvée sur place, la planche est un fond de tiroir cassé.


Ça durera bien jusqu'à l'attaque des grands travaux au printemps.
Je suis prudent, je ne précise pas l'année.

Z'avez vos papiers ?

Pour se détendre on continue l'inventaire, entre autres on va regarder à quoi ressemblent les nombreux rouleaux de papier peint.

Tout ce qui brille n'est pas d'or : Un rouleau est un papier "or pâle" dont les motifs gravés apparaissent selon l'éclairage.


Un autre est un papier gaufré "baroque", avec les 4 rouleaux quelqu'un pourrait faire une petite pièce dans son château...

 

D'autres encore sont dans un style qui fait penser aux gravures de Hokusai ou peintures de Fujita.


Enfin si certains motifs sont plus difficile à imaginer au mur, ils peuvent toujours participer à un genre "rétro" dans une chambre d'hôte, un magasin, un décor de theatre.



Ce ne sont que quelques exemples de ce qui se trouvait au grenier, on fera un inventaire plus détaillé (et de meilleures photos) si il y a une chance vendre quelques rouleaux.

Et pendant que je m'amuse à photographier du papier peint, Yukié profite du super four pour faire des cookies pour tout le monde.


Voilà, on commence à vraiment profiter de la maison telle qu'elle est.

On va revenir pour vérifier si les solutions temporaires au problème de condensation sont efficaces, ou s'il faut envisager la culture de champignons à la place du vin.

samedi 28 octobre 2017

Le premier retour

Fin octobre 2017.
Nous retournons à Loches par le même train, avec les mêmes valises et la même excitation, mais avec une différence importante : Nous avons nos clés dans la poche.
La maison nous accueille avec les messages laissés par les précédents visiteurs, et cela va continuer : Pascal va nous rejoindre dans quelques jours.


Les feuilles mortes se ramassent à la pelle(*).

Les couleurs de l'automne s'installent mais le rosier squatteur continue son ascension.


Alors tant que le temps est au beau fixe, on nettoie la terrasse et le jardin des feuilles qui commencent à tomber.

Les souvenirs aussi.

Quand nous avons acheté la maison, les vendeurs nous ont dit : "Il y a un grenier au dessus de la chambre, on n'a pas eu le temps de regarder ce qu'il contient."

Donc l'inventaire continue avec l'espoir de découvrir de nouveaux trésors. Peut-être un Van Gogh ? On n'est pas difficile, un lingot ou même une vieille radio à lampes feront l'affaire.

Bon.
S'il y'a un trésor, il est bien caché derrière une montagne de cartons plus ou moins vides.


Pas de cristal de Baccarat au milieu des chips de polystyrène.
Les cartons vides passent par la trappe d'accès et finiront à la déchetterie, accompagnés par ce rouleau de splendide moquette murale.


Pourtant on tombe bientôt sur des choses qui ne méritent pas de finir à la poubelle (toute ressemblance avec un autre blog n'est pas fortuite).


Un lourd collier d'attelage passe à peine par la trappe. Je vais le donner aux gitans - amis de Jean - s'ils en ont l'utilité. À Loches ou Chédigny il n'est pas rare de croiser une carriole qui cahote sur la route.
Quant au lavabo en tôle émaillée (années 50 ?) il deviendra peut-être une suspente pour pot de fleurs.

Puis on commence à voir apparaître des rouleaux de papier peint (à motif floral, vous aviez deviné). Et si ce genre de décoration ne serait pas notre premier choix, il y un marché important sur ebay.


Bien que Marie-Jo nous ait déjà laissé de nombreux livres et revues anciennes, nous en trouvons encore plus dans ce grenier oublié.

Beaucoup sont des ouvrages religieux des années 70-80, nous verrons s'ils intéressent l'église la plus proche, car s'il y bien un sacrilège, c'est de jeter un livre.

Mais on trouve également des livres qui auront une place de choix dans nos futures bibliothèques (le pluriel sera une nécessité).
On ne va pas publier aujourd'hui l'inventaire qui est en cours (déjà plus de 80 livres et revues), mais voici des exemples de ce qu'on peut découvrir :


Quelques pages d'un journal de 1866.



1818, dédicace à la plume en 1824 (à la fin du règne de Louis XVIII !)



Un des trois guides "Baedeker", ici Paris en 1903, avec toutes ses cartes.



Les deux volumes indispensables quand on a une maison de campagne ? En 1915 sûrement. 




En attendant de tout y apprendre sur la plantation des tomates, Yukié travaille pour sa demande de naturalisation à l'aide de quelques livres qui feraient s'évanouir un élève d'aujourd'hui.

Électricité ? Méfiance de rigueur. 


Enfin le grenier est vide, et comme dit Yukié : La poussière, ça prend de la place. Un coup d'aspirateur ne ferait pas de mal.
Je décide de vider préalablement ce foutu aspirateur sans sac dans le garage(**) histoire de ne pas en mettre partout, je le branche et... je me retrouve dans le noir.

Ça n'a pas disjoncté, j'espère que c'est simplement un fusible. Je le trouve rapidement car la chaudière est également éteinte.

Ceci est la première anomalie, une chaudière doit avoir son propre fusible.

Mais la suite est encore plus révélatrice de l'urgence à inspecter l'installation (avant de tout refaire) :
Les deux cartouches en porcelaine ne sont pas d'un modèle dans lequel on peut changer le fil fusible, pourtant elles ont déjà été "réparées" avec un bout de fil à peine enroulé autour des broches !


Par chance le fil a fondu, mais pas question de reproduire ça. Je le remplace "en urgence" par un disjoncteur, monté la tête en bas car les fils du "tableau" sont trop courts pour les permuter.



Rappel de la loi de Murphy appliquée à l'électricité :
Tout fil de la bonne longueur est trop court.

Bricolages divers.

La chaudière est en route, j'en profite pour tester le chauffage : Je règle la pression, purge chaque radiateur, et naturellement certains restent froids... C'est la panne classique des robinets thermostatiques grippés.


Je réussis à tous les débloquer sans avoir à démonter la partie sous pression.
Vu l'importance des futurs travaux à réaliser, chaque petite réparation est déjà une satisfaction.


Alors sur l'élan je débloque la rallonge de la table du salon, à l'aide encore une fois des outils trouvés sur place (même le savon). On peut voir que le manche de cette râpe tient grâce un collier, preuve encore que son propriétaire tenait à ses outils autant que moi.

Racine vs Racines.

Pendant que Yukié lit les classiques de la littérature Française, je décide de continuer le nettoyage du jardin commencé quelques semaines plus tôt. Si Hervé a coupé quelques arbustes et buissons de l'ancienne jungle, il reste des racines.


Pioche, bêche et bière sont les seuls outils nécessaires à ce travail.


En quelques heures ça commence à faire plus propre, même après y avoir jeté du raisin pour les oiseaux.

Des surprises à la cave.

À propos de raisin, on a profité de la présence de Pascal pour goûter de nouvelles bouteilles piochées au hasard.
Et on tombe sur un très bon Muscat de 2005, il y en a une douzaine de bouteilles.


Pascal a donc été notre premier cobaye à finir son verre avec un sourire au lieu d'une grimace.

Du coup on en a rapporté 6 bouteilles à Paris pour préparer le fameux vin d'orange. Et sur ces 6 seulement 2 étaient bonnes...

On va vite revenir pour vider cette cave avant qu'il n'y ait plus rien de buvable.



(*) Dites, M. Prévert : Vous avez déjà essayé de ramasser des feuilles avec une pelle ?
(**) Dites, M. Dyson, vous avez déjà réussi à vider le bac sans faire voler de la poussière partout ?


vendredi 1 septembre 2017

Premiers jours

Journée chargée.

Vendredi 1er sept. 2017, 10h : On arrive à Loches pour 15 jours de vacances "au jour le jour", avec Notcha un peu hébétée par son premier voyage.
La maison sera-t-elle complètement vide ? Nos valises contiennent le minimum pour "camper", au pire on ira dormir chez Tang et Hervé. L'idée est déjà d'attendre chez eux le rendez-vous chez le notaire en début d'après midi.

Mais en passant devant "notre future maison" nous faisons la connaissance de la famille venue prendre quelques dernières affaires avant la signature. Ils nous accueillent avec beaucoup de gentillesse, ainsi que Notcha qui - traumatisée par ce changement - s'est réfugiée sous un lit.
Nous découvrons ainsi que nous héritons de lits, de tables, chaises, fauteuils, armoire, lave-vaisselle, lave-linge, four, vaisselle, ustensiles ménager, ..., de quoi s'installer confortablement.


12h : On va déjeuner au café, on est encore des touristes.

15h : On est tous chez le notaire.

16h : On est maintenant propriétaires à Loches.

18h : On fête ça "à la maison" avec des amis, les anciens propriétaires et nos nouveaux voisins avec qui on partage quelques verres de champagne tiède (il n'y a plus de frigo). Nous parlons peinture et oscilloscopes.
Notcha - poussée par la faim - commence à sortir de sa cachette.


20h : Nos amis sont restés pour notre tout premier dîner, nous avons ouvert certaines des nombreuses bouteilles laissées dans la cave.
Conclusion : Peu de vins blancs se conservent 15 ans... les avis ont été partagés entre "complètement passé" et "parfait comme désherbant". C'est pas grave, on va continuer à goûter jusqu'à trouver LA bonne bouteille.

23h : Rideau.

Deux semaines bien occupées.

Les 15 jours suivants ont été consacrés à l'inventaire, au jardinage d'urgence, à quelques courses à Ikéa, aux premières réparations.
Jean-Yves (un des deux autres de la région...) nous a trouvé un frigo, Yukié a trouvé une cocotte "Le Creuset" au vide-grenier de Azay-sur-Indre, j'ai trouvé un grille-pain des années 70.



Yukié a briqué la cuisine, jardiné.
J'ai remis le four à neuf, réparé les lustres et des robinets. Les outils restés sur place ont bien aidé à ces premiers travaux.


Les premiers invités.

Notre amie Jerilyn a passé quelques jours avec nous.
Ses conseils de jardinage et l'aide de Afroula, Hervé et Emmanuel ont été précieux. il y a maintenant d'énormes tas de branchages devant le garage et dans le jardin, et de nouvelles plantes devant la cuisine.


Place à quelques photos :







Suivez le guide.

Parce qu'il est difficile de se faire une idée avec des photos, (et non pas parce que j'aime les gadgets comme mon nouvel appareil à 360°), la visite virtuelle c'est ici :


Erreur du débutant en construction de visite virtuelle : J'ai pris les photos à des moments différents.
En changeant de point de vue des lumières allumées s'éteignent ou des buissons entiers disparaissent.

Et comme j'ai carrément oublié certaines pièces (le couloir de gauche, l'atelier qui deviendra probablement le "labo", la cave et ses presque 300 bouteilles de blanc), j'aurai l'occasion d'autres mises à jour anachroniques.

À suivre.

L'observateur attentif aura peut-être remarqué des papiers peints assez... colorés. On va mettre quelques murs à jour, ça permettra d'y voir plus clair pour la réfection de l'électricité.

Ce n'est que le début.