jeudi 5 décembre 2019

Thomas et les tomettes.

Non, ce n'est pas un groupe des années yéyé.
C'est plus viril : Thomas a cassé le carrelage et les dalles béton du rez-de-chaussée, pour poser les tomettes "à l'ancienne", c'est à dire sur un mortier de sable et chaux.
Cela permet d'avoir un sol "respirant", qui évite la condensation et les remontées humides dans les murs.
Le sol est frais en été, et chaud en hiver.

Nous sommes trop occupés par le changement d'appartement à Paris pour pouvoir venir, alors Hervé est passé faire quelques photos pour nous faire patienter.



Et pendant que "Tom" travaille le jour, la nuit "Jerry" vient rendre visite et joue les vedettes.


On avait déjà vu une chauve-souris dans la cave, mais ça c'est nouveau.
Jerry a intérêt à en profiter avant que Tom Nocha revienne...


vendredi 8 novembre 2019

Le salaire de la peur(*).

On a déjà décidé de faire appel à des pros pour avancer les travaux à Loches, parce que sinon on va vivre dans les gravats pendant des années.

La première étape, c'est la pose des tomettes dans le salon. On est incapables de faire ça nous même, c'est prévu de confier ça à Thomas.
On va être un peu juste avec le stock de tomettes actuel... Alors comme on n'avait pas réussi à tout emporter de chez Laurent la première fois, on remet ça !
Et comme notre nouvel appartement est beaucoup plus petit que le précédent, on profite du camion de Randy pour faire un 3è déménagement Paris-Loches.
J'y vais seul, Yukié reste à faire des cartons pour Paris-Paris.

On prend donc la route avec quelques cartons et deux ou trois petits meubles.


En tassant un peu on mettra bien 400 ou 500Kg de tomettes que Laurent, Luc et Mélania on triées ?
Une chance, on n'a pas besoin de briques ni de tuiles.


Une fois le camion chargé, je remarque l'état des pneus.


Et Randy me répond :
- On va changer une des roues, mais celle de secours n'est pas neuve non plus.
- Ah.

Naturellement on fait ça sans décharger, avec le cric 2 Tonnes de Laurent qui semble prêt à exploser (le cric, pas Laurent), et la roue de secours qui se trouve sous le camion.


On finit par prendre l'autoroute... et on n'a pas fait 20 Km avant que le "nouveau" pneu parte en morceaux.


Idée de Randy :
- On remet la roue précédente et on va jusqu'à un garage.
- Ah.

Mais comme le cric du camion est un petit modèle, Randy décide de vider d'abord les tomettes sur le bord de l'autoroute.


Il est d'une confiance désarmante, mais je sais déjà que ça ne marchera pas.
Et on n'a pas le temps d'essayer : Un conducteur a cru qu'on jetait des gravats et a prévenu la gendarmerie qui débarque.

En fait je suis soulagé quand ils nous imposent de sortir sur une dépanneuse.


On a passé plusieurs heures dans un garage, et pendant qu'ils changeaient 3 pneus dont la roue de secours, on a déplacé la moitié du contenu du camion pour répartir le poids.

Un nouveau record : Paris-Loches en 9h.

Je ne suis là que pour 3 jours, dès le camion vidé j'ai attaqué le brossage des tomettes.


Dehors au mois de novembre, tout seul avec les mains dans l'eau froide pendant 10h par jour, ça a été moins drôle que l'été dernier.
J'ai aussi dû déplacer le tas précédent pour faciliter le tri parmi les 4 modèles de tomettes. Fini à 22h pour un retour à Paris à 7h.


Merci à Tang et Hervé qui ont assuré ma subsistance.

Les tomettes n'attendent plus que Thomas, qui devra commencer par casser les dalles béton de l'entrée et de l'ancienne salle de bains.
On attend les photos.

ps : J'ai quand même eu le temps de prendre une photo du sapin qui est effectivement mort.
C'est triste, mais on devra le faire couper.




(*) Le salaire de la peur, film de H.G. Clouzot (1953).
Au moins ils avaient de bons pneus.

lundi 12 août 2019

Vacances

Oui, ce blog est resté silencieux depuis plusieurs mois, j'écris ces lignes en avril 2020.
Antidater les publications ne trompera personne.

Mais il faut dire que depuis mi 2019, on a été plutôt occupés :
- Achat d'un nouvel appartement à Paris, dans lequel on va faire quelques "petits travaux", comme abattre des cloisons, changer le parquet, refaire la cuisine, déplacer de la plomberie, changer le tableau électrique, ...(*). Tout ça uniquement les week-end.
- Déménagement de l'appartement précédent.
- Vente (enfin...) de celui-ci.

En attendant la livraison de produits de première nécessité (vis, boulons), je profite du confinement à Paris pour rattraper un peu le retard d'écriture.



C'est l'été (2019) : 3 semaines de vraies vacances, pas de télétravail prévu.

Le lendemain de notre arrivée, on participe à notre première brocante à Loches avec Tang et Hervé. Naturellement c'est un des seuls jours où il a plu, mais on a quand même vendu quelques vieilleries.
Les autre jours : Grand soleil = jardinage avec Hervé.
Triste nouvelle : Le grand sapin est en train de mourir, et le cerisier n'est pas au mieux de sa forme.
On devra couper le premier et élaguer le second cet hiver.




Laurent et Nathalie sont venus passer un week-end, on a passé des heures à la brocante de Villeloin-Coulangé, on a été au marché, visité le château de Loches, on a été à Chédigny, ...
Malgré ce traitement, ils veulent revenir ?



BBQ royal chez Randy.


Côté bricolage :
- On a commencé à poser les rails de BA13 sur les murs du salon.


- Il serait temps d'ouvrir quelques cartons de déménagement (2 ans déjà...), on pense avoir le temps de construire un début de bibliothèque dans la chambre bleue.
J'ai acheté de simples planches d'aglo, que je prévois de couper au fur et à mesure pour faire les montants. Sans l'aide de Hervé elles seraient toujours sur la table et le salon serait toujours inaccessible (maintenant c'est le garage qui est plein).


Pour les coupes j'ai investi dans une scie à onglets.
Note :  penser à fermer le sac de récupération de sciure.


Ça, c'était le planning prévu à notre arrivée.

Jusqu'à ce que Thomas nous rappelle que :
- Chaque tomette doit être nettoyée, sans relief de chaux.
- Le salon doit être intégralement vidé.
- Les plinthes supprimées.
- Le plancher démonté (parce qu'on désire garder le bois pour... on ne sait pas encore.)

On a changé les priorités.
J'ai fixé une perceuse sur un support et consommé deux brosses métalliques




Une semaine pour nettoyer près de 1500 tomettes, certaines étaient quasi propres, d'autres irrécupérables.



Pendant les rares pauses entre deux tommettes, Yukié travaille sur son prochain livre ABC & Phonétique.
Arnelle s'est proposée pour être "la voix" des enregistrements audio, la chambre a servi de studio.


La veille du départ on est encore en train de retirer les plinthes et démonter le plancher. Pied de biche indispensable.





(*) Non, on ne va pas tenir un blog sur les travaux à Paris.


samedi 22 juin 2019

Déménagement, épisode II

On sait maintenant que notre nouvel appartement à Paris ne pourra accueillir ce qu'on avait pensé garder.
Il nous faut un deuxième déménagement pour Loches.

On a profité de ce que Randy descendait en Touraine avec un camion vide pour y charger deux ou trois petites choses.
Oh, trois fois rien...
Une douzaine de cartons, une table, un bureau, un fauteuil, un canapé, des meubles de bureau, un agrandisseur photo, la hifi, le vidéo-projecteur et son écran, etc.


Bizarrement, le camion était déjà bien rempli par ces quelques bricoles.

Deuxième récolte de tomettes.

Mon grand ami Laurent m'a offert un lot de tomettes anciennes que son père avait précieusement conservées.
Ce sont des tomettes plus rustiques que celles que j'ai déjà, carrées ou octogonales. La couleur rose-orangé est plus claire, elles n'ont pas été passées au "rouge de Prusse".

Donc on a fait un détour par l'Yonne histoire de charger un peu plus le camion.
Quand on est arrivés et qu'on a vu le volume - mais surtout le poids - à emporter, on a failli faire demi-tour.

On a chargé ce qu'on a pu - avec l'aide de Luc et Mélania -, mais on en a laissé car les pneus du camion commençaient à accuser la charge.


Arrivés à Loches, Randy m'a aidé à vider le camion. Le poids dans le garage devient conséquent, j'ai commencé à en stocker sur la terrasse.

C'est encore la fête à Chédigny.

Je suis venu à l'improviste pour deux jours, et par hasard c'était la Fête de la Saint Jean, avec pique-nique et bonne musique en ouverture.


Ça a été l'occasion de partager une bouteille de ratafia que j'avais justement achetée avec Laurent, lors d'une visite des caves de Chablis.
Il y'a près de 35 ans...


Même avec une couleur douteuse - certains disaient "gris boueux", d'autres "brunâtre" ou "rose sale" -, soutenue par un dépôt persistant et des morceaux de bouchon, l'accueil a été chaleureux et la bouteille vite vidée.
On a rejoué sans le vouloir les "tontons flingueurs", avec des rillettes en guise de grisbi.

Mais l'effet des diverses boissons juste après le déménagement a été sans appel : J'ai pas vu le feu de la Saint Jean, j'étais couché avant le soleil.


Quand je retournerai prendre le reste de tomettes chez Laurent, j'irai chercher du ratafia.
J'espère qu'on le boira ensemble dans 35 ans, pour fêter la fin des travaux dans la maison à Loches.